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Des clients libres… frein ou accélérateur de commerce ? |
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L’être humain a besoin de ressentir qu’il existe. Or, si l’attention, l’écoute qu’on lui porte renforcent son sentiment d’exister, il ne doit à l’inverse en aucun cas se sentir forcé. Car le forcer, c’est fondamentalement altérer sa liberté et donc l’empêcher d’exister. Il est par ailleurs intéressant de noter que certains clients ont naturellement tendance à limiter eux-mêmes l’exercice de leur liberté : l’étude montre que 20% des personnes interrogées trouvent gênant de ne pas acheter après avoir essayé et 11% d’entre eux n’osent pas déranger les vendeurs !
Les résultats du sondage interpellent les pratiques de vente usuelles : Faut-il pousser ses clients à l’achat pour doper rapidement le chiffre d’affaires ou au contraire, les fidéliser durablement par une approche attentionnée et respectueuse de leur liberté?
« Conseillers de vente » ou « Vendeurs », toute enseigne est amenée à définir à sa politique…
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La qualité de la relation client est un critère essentiel de fidélité à une enseigne
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Taux de satisfaction client et taux de transformation, des ennemis héréditaires ? |
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« Combien de fois a-t-on déjà vu un client « lécher une vitrine » sans oser rentrer dans le point de vente, de peur de mettre le doigt dans un engrenage commercial ?
En effet, sans qu’il le sache, il peut, en poussant la porte, activer le compteur qui calcule le « taux de transformation »
(Nombre de clients acheteurs / Nombre de clients entrés).
Les équipes de vente sont en effet confrontées à un double projet : réussir le plus de ventes possible et faire du temps de présence de leur client un moment qui lui est agréable et l’incite à revenir. Un vendeur préoccupé par ses propres chiffres plutôt que par la simple envie de conseiller, de satisfaire et de fidéliser le client se sent limité, contraint et ne peut aborder la relation client que par l’unique prisme de la vente.
Son attitude, centrée sur l’obsession souvent stressante de répondre aux seuls objectifs chiffrés alliée à la crainte du refus, risque de le mettre mal à l’aise et de provoquer en retour le propre malaise du client, aboutissant à ainsi un échec de la relation. Cette contrainte est également un frein au développement de ses compétences de « conseillers vendeurs »
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« Vendeurs » ou « conseillers de vente » ? : « contraintes d’achat » contre « conseils d’achat » |
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Le sondage nous enseigne que plus de la moitié des clients pense que le rôle d’un vendeur est avant tout de les convaincre d’acheter. Plus de 35% d’entre eux évitent même les vendeurs de peur de ne pouvoir s’en défaire…
Pour gagner la confiance du client, le conseiller vendeur doit respecter sa liberté tout au long des 4 étapes du chemin de vente :
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Etape 1. Un accueil chaleureux, équilibré… et gratuit |
46% des interrogés estiment que les vendeurs viennent vers eux trop rapidement. 42% n’apprécient pas qu’un vendeur vienne vers eux spontanément. 81% préfèrent que l’on s’occupe d’eux après un tour en magasin.
Respecter la liberté des clients, c’est d’abord leur laisser le temps d’effectuer leur tour de découverte du magasin et de la gamme des produits… et accepter qu’ils ressortent immédiatement.
Le « conseiller vendeur » accueille chaleureusement le client sans arrière-pensée, ni avidité. Le client doit ressentir dans sa voix et dans son comportement que cet accueil est gratuit et ne l’engage à rien. Aux Etats-Unis, nombre d’enseignes de distribution ont ainsi mis en place une fonction d’agent d’accueil à l’entrée des magasins, dont la seule mission est de saluer le client.
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L’enseigne doit également offrir à ses clients la possibilité de s’informer et de comparer par eux-mêmes.
La qualité de l’affichage en magasin (prix, notice technique…) est en ce sens, essentielle. |
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Etape 2. Une connexion équilibrée : de l’art de prendre en charge le client |
Le style de la connexion qui va progressivement s’établir est particulièrement sensible. Le client doit ressentir dès cet instant que le vendeur est prêt à lui venir en aide, à lui offrir ses services et non à lui vendre le produit par tous les moyens.
Cette phase nécessite d’équilibrer la prise en charge du client par :
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Une adaptation du comportement et du discours du vendeur à son interlocuteur : le collaborateur doit être capable de détecter la personnalité du client, d’évaluer son besoin et d’adapter son comportement en conséquence. |
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L’instauration d’une relation de confiance : le « conseiller vendeur » se met en situation d’écoute. Le collaborateur témoigne au client son souhait sincère de satisfaire pleinement sa demande, en lui montrant qu’il est entendu. |
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Etape 3. Des conseils éclairés, éclairants et sincères : allier réactivité et pro-activité |
Du conseil réactif : allier compétences techniques et sens du service |
90% des enquêtés estiment que les vendeurs connaissent assez bien, voire très bien leurs produits. L’écoute attentive des besoins du client doit permettre au vendeur de mettre à sa portée les caractéristiques « techniques » des articles pour simplifier son choix.. Or, pas de conseil sans compétences ! Quel crédit un client peut-il accorder à un vendeur qui entreprend de lire à haute voix avec lui la notice d’un produit ?
À l’inverse, le conseiller vendeur trop passionné noie son interlocuteur sous un flot d’arguments, d’informations techniques ou de multiples produits qui, loin d’être éclairants, rendent souvent plus difficile sa prise de décision. |
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Au-delà des éclairages techniques ou d’usage, le vendeur peut parfois donner son avis personnel, à condition qu’il sente que le client est demandeur : 60% des clients interrogés aiment l’entendre. |
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Au conseil proactif comme déclencheur d’acte d’achat |
Le conseil proactif suppose d’anticiper les besoins du client. La vente complémentaire en est l’expression la plus aboutie. Le client est intéressé par toute information susceptible de répondre à sa demande. Loin d’être une pression à l’achat, lui proposer un produit complémentaire est un moyen de l’aider à compléter utilement son achat. L’attitude du vendeur est essentielle : un vendeur à l’aise, naturel et sûr de ses recommandations essuie rarement un refus. Pourtant, par crainte du refus, nombre de collaborateurs n’osent pas adopter cette démarche.
Comment les amener à considérer cette approche, non plus comme une pression à l’achat, mais comme un moyen d’aider le client à compléter utilement sa demande ? |
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Etape 4. Accepter la décision du client d’acheter ou ne pas acheter… |
Vient le temps de la prise de décision du client … moment où il se sentira forcer ou non d’acheter.
Trois écueils sont à éviter :
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La vente forcée, lorsqu’elle est appliquée par le collaborateur, va geler toute relation de confiance avec le client. 68% des enquêtés se sont déjà sentis désagréablement poussés à l’achat.
Erigée en système par certains commerçants peu scrupuleux, la vente forcée s’appuie sur la vulnérabilité du client (personne âgée, jeune, mal informée, …). Cette tentative de « forçage » d’une vente n’a que deux issues possibles :
Le client « fort » restera inflexible ; le client
« vulnérable » achètera… mais ne reviendra jamais.
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L’abandon : abandonner le client pour quelque raison que ce soit nuit à sa liberté puisque le collaborateur l’empêche brutalement d’exister. Il arrive qu’un vendeur lâche « Je vous laisse réfléchir » à un client pour aller s’occuper d’une personne qui attend. Une formulation respectueuse serait plutôt « avez-vous besoin de temps pour réfléchir ? »
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Craindre le refus du client : Certains clients expriment avoir déjà ressenti le mal être d’un vendeur tiraillé entre son réticence à « placer » un produit et la pression de sa hiérarchie. La peur du vendeur d’encaisser un refus est parfois perceptible et sa gêne contagieuse. Le rôle du manager est ici de vérifier que les vendeurs sont à même d’accueillir le « NON » du client de manière POSITIVE en développant la notion de « conseil proactif » : aller au devant des besoins des clients et transformer des ventes par la pertinence de ses conseils.
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Finalement, la liberté d’un client est totalement respectée lorsque l’aisance du vendeur reposant sur sa propre liberté est perceptible…
Et la liberté du collaborateur est complètement acquise lorsque ce dernier accepte positivement que son client quitte le point de vente les mains vides ! |
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